Lourdes : cérémonie de nominations de jeunes portes-drapeaux

Lourdes : cérémonie de nominations de jeunes portes-drapeaux

Ce samedi 12 octobre à 9h30, au square de la Médaille militaire (face au gymnase de la Coustète), a eu lieu une cérémonie « non officielle » à l’initiative de l’Union départementale des Médaillés militaires et de l’Office National des Anciens combattants et Victimes de guerre, organisée par la 700ème Section des médaillés militaires de Lourdes présidé par Jacques Garrot et par le Comité local de la Légion d’honneur présidé par le Colonel Lavigne.

Etaient présents le Directeur de l’ONAC Bruno Montagnol, le Maire-adjoint aux Anciens combattants Madeleine Navarro, les Présidents d’Associations patriotique de Lourdes et des Hautes-Pyrénées et leurs Porte-drapeaux, les familles.

Il s’agissait de la nomination de 5 jeunes Pyrénéens ( de Lourdes, Tarbes et Lannemezan) en tant que Porte-drapeaux. A cette occasion, le Colonel Lavigne s’est adressé aux jeunes Porte-drapeaux (voir son discours ci-dessous).

Après la minute de Silence et la sonnerie aux morts, Bruno Montagnol a remis les calots aux jeunes Porte-drapeaux, puis tous les participants ont chanté avec ardeur « La Marseillaise », ensuite les Autorités ont salué les Jeunes Porte-drapeaux en les félicitant chaleureusement, les Porte-drapeaux actuels, les présidents d’associations et les familles.

Pour finir tous ont rejoint la salle des fêtes de Lugagnan pour une journée d’information et de formation des jeunes Porte-drapeaux, entrecoupé d’un repas de cohésion.

Discours du colonel Daniel Lavigne

Le drapeau

En 1956 le général de Gaulle s’adressait aux élèves officiers de Saint Cyr : « La vie au service de la France demande que vous renonciez à la liberté et à la richesse, mais elle vous donnera en échange le rêve le plus beau de tous : le rêve de gloire au pied du drapeau ».

Jeunes Porte- drapeaux, dans un moment, vous serez au pied du drapeau.

Le drapeau français représente l’idéal républicain inscrit dans notre constitution : liberté, égalité, fraternité. Il est le signe d’appartenance à la nation : un peuple adhérent aux mêmes valeurs, un peuple dispersé sur plusieurs territoires français et étrangers. Il est le signe d’attachement à la patrie : l’amour de la terre sacrée de France.

Signe de reconnaissance et de ralliement, il est le repère à suivre, le symbole du courage et de l’audace. Signe d’engagement total, placé devant dans la bagarre, il guide nos actions jusqu’à la mort si nécessaire.

Votre engagement à le porter est un acte de courage, un acte de fidélité aux valeurs qu’il représente. Il exige disponibilité, vaillance, sacrifice, exemplarité dans la tenue pendant le service et hors service, exemplarité du comportement en paix et dans l’action au combat.

Placés devant, vous serez observés, critiqués et enviés, parfois sifflés mais toujours soutenus par tous les patriotes de France et appuyés en particulier, par les anciens combattants qui ont affronté la mitraille pour défendre l’idéal républicain de la France.

Il y a 100 ans, les poilus rescapés des combats héroïques de la 1ère guerre mondiale rêvaient à la relève et demandaient que leur sacrifice soit honoré dans la mémoire des hommes en espérant qu’ils vivaient la « der des ders », que le drapeau tricolore ne soit plus lacéré par les balles et les obus. Et pourtant, ce drapeau sera au contact de l’ennemi pendant la 2° guerre mondiale, en Indochine, en Algérie et sur tous les territoires où se déroulent les opérations extérieures. Aujourd’hui, une guerre qui ne dit pas son nom est en cours sur notre sol. On l’appelle : terrorisme.

Vous êtes la relève, l’honneur et les gardiens visibles de la mémoire combattante. Vous êtes les soldats d’aujourd’hui et de demain. Devant vous, chaque ancien porte-drapeau, chaque ancien combattant salue votre engagement et votre courage. Tout à l’heure, à leur côté, l’attitude ferme, les yeux fixés sur le drapeau chantez de toutes vos forces la marseillaise.

Jeunes porte drapeau, vous êtes, à partir d’aujourd’hui au pied du drapeau.

La cérémonie va commencer. Après la remise des calots et des insignes, un dépôt de gerbe précèdera la sonnerie « aux morts » qui sera suivi d’une minute de silence et de la marseillaise.

Pendant cette cérémonie nous aurons une pensée pour les victimes du terrorisme et les soldats morts au champ d’honneur au Mali au cours de cette année.