Lourdes : Qui voulait vendre les « bancs de la Grotte » ? Ou l’arroseur arrosé !

Il y a des époques approchant des périodes électorales où la raison laisse place à la passion et où la désinformation va bon train afin de pouvoir séduire une certaine catégorie d’électeurs.

Ainsi Jacques BARZU, président de l’Intersyndicale des Organisations Professionnelles de Lourdes (comptant hôteliers et commerçants d’objets de piété) est vent debout contre la vente des « Bancs de la Grotte ».

Pour ceux qui ne sauraient de quoi il s’agit, ce sont des magasins placés dans le très proche périmètre du Sanctuaire (Place Mgr Laurence appelée encore le Plateau « royal », avenue Bernadette Soubirous, rue de la Grotte…) dont les murs appartiennent à la Ville  de Lourdes et qui les louent à des commerçants à qui appartiennent le plus souvent les fonds de commerce, pour une somme modique défiant toute concurrence (entre 300 et 500 euros environ par mois pour la plupart), quand on sait combien ces magasins peuvent rapporter à ces marchands, on en reste coi !

Mais revenons à Monsieur Jacques BARZU qui a la mémoire bien courte !

Ainsi lors de la campagne des élections municipales de 2001, celui-ci était l’un des colistiers, très bien placé, dans la liste de Monsieur José MARTHE qui avait pour projet la création d’une ZAC près du château-fort vers la rue du Bourg.

Pour financer ce projet électoral, Monsieur MARTHE et ses colistiers avaient comme idée de vendre les « Bancs de la Grotte». A l’époque, ils affirmaient même que les commerçants concernés étaient favorables à cette vente et auraient acheté ces murs à la Ville pour posséder ainsi murs et fonds de commerce. Monsieur MARTHE avait même affirmé que ce serait un sacré élément de concorde entre la ville du bas qui aiderait la ville du haut et avait rajouté « Çà aurait de la gueule ! ».

Aujourd’hui à un peu plus d’un an des élections municipales, il est de bon ton de changer d’avis à des fins électoralistes. Malheureusement comme le dit si bien le proverbe : les paroles s’en vont mais les écrits restent !

Lisez donc l’article de la Dépêche de l’époque et regardez aussi la liste des noms des personnes qui avaient adhéré à ce projet, une bonne part des mêmes qui s’offusquent et critiquent cette proposition parce qu’elle émane de l’actuelle municipalité. Et étrangement, cette liste révèle une forte majorité des ces fameux commerçants d’objets de piété ou hôteliers.

Article de la Dépêche du midi

Marthe mise aux bancs

Élections municipales – LOURDES (65) : Le candidat RPR détaille une de ses propositions

Publié le 07/03/2001

C’est pour détailler l’une de ses propositions, la création d’une zone d’aménagement concerté (ZAC), que José Marthe a tenu un « point-presse balaie » selon son expression, hier matin.

Avant d’aller plus avant, le candidat RPR à la tête d’ « Union pour Lourdes » a repris l’argument exposé lors de son meeting selon lequel il a été « pas mal copié dans beaucoup de domaines », notamment concernant le pacte de stabilité fiscale. « C’est une idée pour laquelle je revendique des droits d’auteurs moraux », déclare M. Marthe qui entend démontrer que cet engagement est « historique » chez lui. « Ça fait cinq ans que je me bâts autour de ce concept de stabilité fiscale, au conseil général et régional », argumente le candidat. « Certains de mes concurrents ont nourri leur réflexion de mon idée forte: c’est un élément de satisfaction, je fais école », s’est réjoui José Marthe.

DE LA GROTTE AU CHÂTEAU

Le candidat a ensuite expliqué les tenants et aboutissants de son projet de mettre en oeuvre une ZAC dans le périmètre du château fort, « coeur du vieux Lourdes. » « Il faudra tout d’abord détruire l’immeuble Cape pour faire une allée majestueuse vers le château. Ensuite, il y a dans ce secteur plein de pensions, de vieux hôtels et de commerces fermés. L’idée est de refaire vivre ce quartier avec l’installation d’échoppes d’artisanat », explique José Marthe qui propose une solution originale à l’installation des « jeunes couples d’artisans sans moyens. » « Après diagnostic et négociation avec les propriétaires des friches, la commune engagera leur acquisition pour refaire comme des bancs de la grotte », propose le candidat qui a déjà pensé au financement de ces achats par la municipalité.


On a un patrimoine important qui rapporte peu à la commune

« On a un patrimoine important qui rapporte peu à la commune. Il faut donc en réaliser une partie. Nous rencontrerons les actuels gestionnaires des bancs de la grotte et voir s’ils souhaitent acquérir les murs qui appartiennent à la ville. Cela se fera sur la base du volontariat, on n’obligera personne et les occupants des lieux seront propriétaires. », promet José Marthe qui précise que « certains n’attendent que ça ». Cette petite révolution permettra ainsi, selon M. Marthe, de dégager les finances nécessaires à l’acquisition des friches près du château fort. « Ce serait un sacré élément de concorde: la ville du bas fait revivre la ville du haut », estime José Marthe qui lâche, enthousiaste, « Ça aurait de la gueule » et précise que ce serait un bon moyen pour « faire remonter les pèlerins » vers la ville haute.

Ph. RLa Dépêche du Midi


« Ce serait un sacré élément de concorde: la ville du bas fait revivre la ville du haut »

https://www.ladepeche.fr/article/2001/03/07/211907-marthe-mise-aux-bancs.html

Voici la liste des personnes qui ont adhéré à ce projet de vente des « Bancs de la Grotte »

La liste se compose comme suit :

Solange Abadie (commerçante),

Jacques Barzu (commerçant et adjoint au maire),

Louis Barzu (restaurateur et adjoint au maire),

Anne Bayoumeu (commerçante),

Nicole Boyer (présidente du syndicat des commerçants),

Jean-Paul Cabos (pharmacien),

Christian Daube (adjoint au maire),

Henriette Durand (conseillère municipale),

Monique Estaun (commerçante),

André Grimbert (conseiller municipal),

Patricia Lachaize (aide aux personnes âgées),

Gérard Larroze (avocat et conseiller municipal),

José Marthe (adjoint au maire, conseiller général et régional),

Christian Marty (conseiller municipal),

Christian Merriot (enseignant du privé),

André Montoya (proviseur du lycée-collège de Sarsan),

Martine Moreau (employée à l’hôpital),

Jean-Pierre Nieudan (commerçant, conseiller municipal),

Marie-Louise Palau (commerçante),

Françoise Sprenger (présidente d’une association de parents d’élèves)

 Bernard Wagner (hôtelier).