Ce vendredi 7 novembre à 14h, la Présidence de la Conférence des Evêques de France a donné un point presse.
Le nouveau Président, le cardinal Jean-Marc AVELINE a plaidé pour que l’Église «garde sa liberté de parler à temps et à contre-temps, d’exprimer son opinion quand elle n’est pas d’accord, qu’elle a quelque chose à dire à cause de l’Évangile »…
Mgr Aveline a aussi évoqué « l’attrait d’une plus claire identité chrétienne dans une société très plurielle, l’attrait de racines traditionnelles dans un contexte où les repères manquent »…
« Il ne faut pas le regarder négativement mais chercher comment cela peut nourrir la communion dans l’Église »…
A noter un fort soutien aux chrétiens de Terre Sainte qui peuvent être un ferment de paix entre les communautés juives et musulmanes.
Sur l’école catholique, qui était l’un des sujets majeurs de cette assemblée, le Vice-président de la CEF Benoît BERTRAND a annoncé que l’Église allait « se donner trois années de réflexion »…
« L’école catholique doit être ouverte à tous », mais elle « doit aussi avoir un projet un peu clair sur ce qu’on appelle le caractère propre » de nos écoles. Il est important que nos écoles puissent manifester à tous ceux et toutes celles qu’elles accueillent l’importance de l’annonce de l’Évangile »…
A noter que les évêques de France ont adressé aux personnels de l’enseignement catholique un message de reconnaissance et de proximité. Ont salué leur générosité d’hommes et de femmes engagés jour après jour au service des jeunes, en tant que chefs d’établissement, enseignants, responsables de pastorale, prêtres, religieux et religieuses, éducateurs, encadrants, personnel administratif et de service, membres des directions diocésaines et du secrétariat général, parents et bénévoles impliqués dans la vie des établissements.
« La liberté éducative est une chance pour notre pays. L’enseignement public et l’enseignement catholique sont des acteurs complémentaires. »
L’autre Vice-président, Mgr Vincent JORDY a fait un point sur la lutte contre les violences physiques et sexuelles pour les victimes mineures et l’accompagnement des personnes victimes à l’âge adulte. Pour les prêtres condamnés pour violences sexuelles, et ayant purgé leur peine civile et canonique, il faut avoir une réflexion sur leur sort…
Madeleine NAVARRO
