Un évènement historique pour le diocèse de Tarbes et Lourdes : Béatification de Pascal Vergez, le 13 décembre

Le 13 décembre prochain à Notre-Dame de Paris, un prêtre du diocèse de Tarbes et Lourdes sera béatifié avec quarante-neuf autres martyrs de l’apostolat morts par haine de leur foi sous le régime nazi. 

Depuis la béatification de sainte Bernadette, le 16 juin 1925, aucune figure spirituelle née sur nos terres n’avait reçu une telle reconnaissance : pour la première fois, l’Église reconnait bienheureux et martyr un prêtre de notre Diocèse.

Du Val d’Azun au martyr des camps nazis :

Pascal VERGEZ est né le 27 mars 1910 dans la maison familiale à Aucun, dans le Val d’Azun, et ordonné prêtre le 2 juillet 1935 dans la basilique Notre-Dame du Rosaire à Lourdes.

Quelques années après, en 1939, le jeune prêtre est envoyé en captivité en Allemagne au Stalag IV B à Mühlberg-sur-Elbe, puis désigné pour un Kommando à Halle, puis à Schkopau à une trentaine de kilomètres de Leipzig. C’est là qu’il est affecté à un travail dans un laboratoire d’une usine chimique. 

Par son rayonnement, il suscite des conversions dont deux baptêmes. Il soutient l’Action catholique, il célèbre clandestinement la messe, il encourage aussi la création d’une équipe de visiteurs de malades à l’hôpital. 

« Prêtre, je le suis ; prêtre, je le serai jusqu’à ma mort. »

L’abbé VERGEZ est arrêté en septembre 1944 par la Gestapo, alors qu’il célèbre la messe, sans autorisation, dans une baraque du camp.  Traité avec violence, il est conduit en prison puis envoyé au camp de travail de Spergau puis de Zöschen. Déjà affaibli par la prison, puis par le régime du camp, le travail exténuant, le froid et le manque de nourriture, il tombe rapidement malade et meurt le 14 décembre 1944. Il avait déclaré : « Prêtre, je le suis ; prêtre, je le serai jusqu’à ma mort. » Il a tenu parole.

Des évènements pour célébrer notre bienheureux :

-Sur RADIO PRESENCE, une série spéciale « Pascal Vergez : de l’ordination au martyr ». Une émission proposée par Mgr Jacques PERRIER. Du lundi 8 au vendredi 12 décembre, à 13h10 et 20h10.

-Samedi 13 décembre à 14h30 : messe de béatification à suivre en direct sur KTO et sur RADIO PRESENCE.
Messe présidée par le cardinal Jean-Claude Hollerich, dans la cathédrale Notre-Dame de Paris.

-Le service diocésain des Archives et du Patrimoine prépare une exposition historique sur la vie et le martyr de Bienheureux Pascal Vergez. Cette exposition sera présentée à la Maison diocésaine début 2026 puis itinérante dans le Diocèse.

-Samedi 25 avril à Aucun :
Conférence de Monseigneur Jacques PERRIER, évêque émérite de Tarbes et Lourdes, à 16h30. (salle des fêtes) ;
Messe en l’église de Aucun à 18h, présidée par notre évêque Monseigneur Micas. 
Apéritif offert après la messe.

Béatification : quel est le sens d’une cause collective ?

Une des particularités de cette béatification est qu’il s’agit d’une cause collective. En 1987, l’un de ces «martyrs français des camps de concentration», Marcel CALLO, avait été béatifié par le pape Jean-Paul II. L’année suivante, en 1988, la cause de béatification collective est ouverte par le Cardinal DECOURTRAY, alors Président de la Conférence des Évêques de France. Elle a ensuite connu quelques années d’épreuves en dépit du gros travail de recherches accompli.
En 2014, la cause est passée sous la responsabilité du diocèse de Paris. Elle concerne cinquante dossiers en provenance de trente-deux Diocèses et de deux ordres religieux.

Parmi ces 50 martyrs de la résistance spirituelle, victimes de la persécution nazie qui ont donné leur vie au Christ, ils étaient trente-trois laïcs : quatorze Scouts de France, dix-huit membres de la J.O.C., un membre de la J.E.C., trois séminaristes, neuf prêtres diocésains, quatre religieux franciscains et un jésuite. Le plus jeune avait 19 ans, le plus âgé 49. Venus de toute la France, ces hommes sont morts pour la majorité dans des camps de concentration allemands.