Agglomération Tarbes Lourdes Pyrénées : une transition de gouvernance qui ne fait pas l’unanimité

À la suite de la décision de justice ayant entraîné l’inéligibilité de Gérard Trémège et, de facto, la perte de ses fonctions de maire de Tarbes et de président de la communauté d’agglomération Tarbes-Lourdes-Pyrénées, une phase de transition institutionnelle s’est engagée à l’échelle intercommunale.

Dans un premier temps, une réunion des vice-présidents de l’agglomération s’est tenue afin d’organiser la continuité de la gouvernance pour les trois mois restant avant les prochaines élections municipales. Selon les éléments recueillis, certains membres étaient absents lors de cette première rencontre, mais un schéma de transition aurait néanmoins fait consensus parmi les présents.

Ce scénario prévoyait la désignation de M. Patrick Vignes, maire de Laloubère et premier vice-président, à la présidence de l’agglomération jusqu’à la fin du mandat. Dans cette configuration, Mme Andrée Doubrère, qui assume l’intérim à la mairie de Tarbes, aurait assuré la fonction de première vice-présidente, également à titre transitoire.
Par ailleurs, la démission de M. Gérard Clavé, maire de Bartrès, jusque-là vice-président, devait rester sans remplacement pour cette courte période, l’échéance électorale rendant toute recomposition durable peu pertinente.

Toutefois, ce schéma aurait été remis en question lors d’une seconde réunion. Selon plusieurs sources concordantes, le maire de Lourdes aurait exprimé son opposition à cette organisation transitoire, demandant à accéder à la première vice-présidence de l’agglomération. Il aurait également souhaité que M. Guy Vergès, maire de Loubajac, remplace M. Clavé au poste de vice-président.

À l’issue de ces échanges, il semblerait que cette seconde option soit désormais privilégiée. Une décision qui devra cependant être confirmée par un vote en conseil communautaire, toute désignation de vice-président relevant formellement d’un scrutin.

Cette évolution a suscité des interrogations parmi plusieurs élus communautaires, certains se disant surpris par la rapidité de la décision et par l’absence d’examen d’autres hypothèses. D’autres profils avaient en effet été évoqués de manière informelle, comme Jean-Louis Cazaubon, maire de Poueyferré et vice-président de la Région Occitanie, ou encore Jean-Marc Boya, maire d’Adé, particulièrement investi dans plusieurs commissions intercommunales et remplaçant (ou suppléant) de Stéphane Peyras au Conseil départemental.

À ce stade, aucun arbitrage définitif n’a encore été entériné par le vote. Les prochaines séances de l’agglomération permettront de clarifier la gouvernance retenue pour ces derniers mois de mandat, dans un contexte politique marqué par la proximité des élections municipales et la recomposition à venir des exécutifs locaux.

J.P.C