Lourdes : une école primaire sans chauffage depuis le 19 décembre, parents appelés en urgence après l’arrivée des enfants

C’est par un message simple, factuel, mais révélateur que la rédaction de Lourdes Actu a été alertée ce lundi matin.

«Bonjour, je vous envoie ce mail pour vous faire savoir que depuis le 19 décembre pas de chauffage au primaire du Lapacca. Ce matin toujours pas réparé, les parents ont dû venir chercher leur enfant car il faisait très froid. Bonne journée.»

Les faits sont désormais clairement établis. Depuis le 19 décembre, le chauffage est hors service dans cette école primaire du quartier de Lapacca, à Lourdes. Malgré la période des vacances scolaires, la panne n’a pas été réparée.

Ce lundi 5 janvier, jour de reprise, les enfants ont pourtant été accueillis normalement à l’école. Ce n’est qu’après leur arrivée que le constat s’est imposé : les conditions ne permettaient pas d’assurer les cours. Les températures dans les locaux étaient trop basses.

Les parents ont alors été contactés en urgence pour venir récupérer leurs enfants. Une situation vécue comme incompréhensible par plusieurs familles, qui s’interrogent : si le chauffage n’était toujours pas réparé, pourquoi ne pas avoir prévenu en amont ?

Une organisation de dernière minute

Face à l’impossibilité pour certains parents de se libérer immédiatement, une solution de garde a été mise en place au gymnase pour accueillir les enfants qui ne pouvaient pas être récupérés dans la matinée. Une mesure de secours, utile, mais révélatrice d’une gestion dans l’urgence, faute d’anticipation.
Car beaucoup de parents le soulignent : il aurait été préférable d’informer les familles dès le matin, voire la veille, afin qu’elles puissent s’organiser et ne pas amener les enfants à l’école dans ces conditions.

Une panne qui dure, une responsabilité politique

Une panne peut arriver. Mais près de trois semaines sans chauffage dans une école primaire, en plein hiver, pose un véritable problème.

La gestion des équipements concernés relève du SIMAJE, dont le président n’est autre que Thierry Lavit, également maire sortant de la commune.
Cet épisode met une nouvelle fois en lumière le décalage entre les discours sur la priorité donnée à l’enfance et à l’éducation, et la réalité du terrain, vécue ce matin-là par les familles du quartier de Lapacca.

Le quotidien, encore relégué au second plan
Des enfants accueillis puis renvoyés chez eux, des parents appelés dans l’urgence, une garderie improvisée au gymnase : ce n’est pas l’image d’un service public serein et anticipé que les habitants sont en droit d’attendre.

À Lourdes, en plein hiver, chauffer une école primaire ne devrait pas relever de la gestion de crise, mais de l’évidence. Les parents attendent désormais des réponses claires, une réparation rapide et surtout des garanties pour que ce type de situation ne se reproduise plus.

J.P.C