Tarbes : Manif pour la Journée internationale des femmes, 1e 7 mars

Le 8 Mars c’est la Journée internationale de lutte pour les Droits des Femmes.

Le Collectif « Droit des femmes 65 » appelle à une manifestation le samedi 7 mars à 15h rendez-vous Place Jean Jaurès (Mairie).

Le cortège passera dans les rue de Tarbes en passant par la place de Verdun, des prises de parole et action égrènerons le parcours avant un retour à la mairie.

Le Collectif appelle à manifester: 

« –En solidarité avec les femmes du monde entier :  avec celles qui font face aux régimes fascisants, réactionnaires, théocratiques, colonialistes et impérialistes; avec celles qui endurent les génocides, les conflits armés, les bombardements massifs, les viols de guerre, les mutilations sexuelles, les mariages forcés, celles confrontées à l’exode et aux politiques migratoires racistes, celles qui subissent la crise climatique, l’insécurité alimentaire et l’exploitation des multinationales, 80 % des populations déplacées pour des raisons climatiques sont des femmes; avec toutes celles qui se défendent farouchement pour recouvrer ou obtenir leur liberté et leurs droits!

Pour dire Non à l’Extrême Droite : qui utilise la cause des femmes pour mettre en avant ses idées liberticides, racistes et violentes. Nous réclamons l’abrogation de la loi immigration, la régularisation de toutes les personnes sans-papiers. Avec les municipales de 2026 et la potentielle arrivée de l’extrême droite dans plusieurs villes, l’enjeu est celui d’une opposition unie et radicale et la formation d’un front antifasciste !

Pour un travail et des revenus décents et égalitaires : Nous voulons vivre et pas survivre ! En 2023, en France, 62 % des personnes payées au SMIC sont des femmes. Plus de 9,8 millions de personnes, dont beaucoup de femmes seules avec enfants, vivent sous le seuil de pauvreté et 300 000 personnes dont 3000 enfants vivent dans la rue (source INSEE). Nous demandons la hausse des salaires, la revalorisation des minimas sociaux, la construction massive de logements sociaux, la retraite à 60 ans, la réduction du nombre d’annuités et des pensions décentes.

Pour plus d’égalité et de justice, plus de services publics :  Nous réclamons la création de services publics de la petite enfance à la hauteur des besoins. Nous réclamons un service public assurant l’autonomie de tous tes tout au long de la vie et une prise en charge réelle du 4e âge. Nous exigeons des services publics renforcés : 63 % des personnels sont des femmes et elles en sont aussi les premières usagères.

Pour une éducation à l’égalité, enjeu majeur, du plus jeune âge à l’Université : Nous voulons une éducation non sexiste, la réelle mise en place effective d’une éducation à la vie affective et sexuelle qui intègre les notions de désir et de plaisir, d’une éducation au consentement et à l’égalité. Et surtout, des moyens pour la mettre en œuvre. Les inégalités se vivent aussi à l’université : stéréotypes dans les orientations et les filières, bizutage fortement genré, violences sexistes et sexuelles, et c’est sans citer le sexisme ordinaire dans les amphis. Nous demandons notamment des dispositifs de protection et de soutien des victimes de discrimination efficients et financés, des formations de lutte contre les VSS…  

Pour un réel partage du travail domestique !  63 % des personnes qui s’occupent tous les jours d’enfants, de personnes âgées ou handicapées de manière informelle sont des femmes, ces aidantes ne doivent pas être victimes d’un défaut de solidarité nationale renvoyant aux solidarités familiales. Nous appelons à la grève du travail domestique :

-pour une répartition des tâches au sein des couples.

– pour généraliser l’éducation non sexiste.

-pour en finir avec les stéréotypes de genre.  

Pour affirmer que notre corps nous appartient ! Malgré l’inscription dans la constitution de I’IVG, il y a toujours un manque de moyens pour recourir à l’IVG. pour un accès facilité aux consultations gynécologiques et obstétricales: réouverture des maternités de proximité et des centres de planning familial et santé sexuelle. pour la réouverture des plus de 130 centres d’interruption volontaire de grossesse fermés. contre les offensives réactionnaires qui veulent limiter les droits des personnes LGBTQIA+ pour une transition de genre libre et gratuite pour toutes et tous.

Pour crier : Halte aux violences sexistes et sexuelles ! Près d’une femme sur trois est victime de violences conjugales ou sexuelles au cours de sa vie (OMS), soit environ 840 millions de femmes dans le monde. En France on décompte 167 Féminicides en 2025 et 1 viol ou tentative de viol toutes les 2min 30. Pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles, dont les violences obstétricales et gynécologiques, nous voulons: Une loi-cadre intégrale et les 3 milliards nécessaires pour l’accompagnement des victimes et des moyens pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles et leur prévention. L’arrêt immédiat de la baisse des financements et un rattrapage du budget des associations qui accompagnent et soutiennent les femmes.  

Face aux attaques du gouvernement, Grève féministe ! 

Grève du travail, des tâches domestiques et de la consommation. 

Grève féministe, Sans les femmes, tout s’arrête !   

Cette année de nombreux évènements féministes autour du 8 Mars 2026. »

Salutations féministes,

Collectif Droits des Femmes 65

http://www.collectif65droitsdesfemmes.org/

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