Lourdes : réponse de Claudine Aubert à l’article « Les Bancs de la Grotte »

Claudine AUBERT Présidente du Syndicat des professions souvenirs et piété ainsi que de l’intersyndicale des professionnels du tourisme à Lourdes, nous prie d’insérer une réponse à l’article « Bancs de la Grotte ».

« Puisque Madame BOURDEU semble dire qu’il faut remettre « l’église au centre du village », alors remettons là.

Votre mémoire vous fait défaut six ans après…Je n’ai pas à juger votre précédent mandat. En revanche, permettez-moi de parler des bancs de la Grotte puisque avec Jacques BARZU, à l’époque Président de l’Intersyndicale, nous avons construit une défense contre cette vente avec les propriétaires des fonds de commerce et accompagnés de plusieurs avocats.

Sans aucune concertation et par la presse, nous avons appris du jour au lendemain la vente de ce patrimoine Lourdais. Vous revendiquez des chiffres de l’époque positifs par rapport à la gestion de la ville de Lourdes, alors pourquoi cette vente précipitée ?

Vous semblez argumenter cette décision par un coût trop élevé de la ville pour l’entretien du clos et du couvert (Loi Pinel 2014) des bancs de la Grotte ainsi qu’un loyer trop modeste des murs. Admettons que vous ayez raison…

Dans ce cas-là, il suffisait de prévenir chaque locataire des 64 bancs de la Grotte, de les réunir et de leur faire une proposition convenable pour un achat potentiel. Je parle d’une vente de gré à gré sur la base du volontariat.

Or, vous avez cherché des investisseurs étrangers à notre ville, et mis par lots de 17 bancs la vente sur Webenchères au niveau national.

Vous étiez hermétique à la détresse de ces Lourdais qui, du jour au lendemain, sur une surenchère, puisque la vente était proposée au plus offrant, pouvaient être expulsés de leurs locaux (avec un droit d’éviction qui a refroidi les investisseurs…).

Alors même que vous reprochiez à vos locataires de l’époque, une négligence de travaux et des locaux vieillissants, votre argument pour attirer des investisseurs étrangers et afin de justifier un prix bien trop élevé, était inscrit :«UN BÂTIMENT ENTRETENU (au pire des cas CORRECTEMENT ENTRETENU), EN BON ÉTAT GÉNÉRAL, QUI JOUIT D’UNE SITUATION COMMERCIALE EXCEPTIONNELLE».

Tout cela est incohérent, contradictoire et mensonger.

Après plusieurs tentatives de mise aux enchères, vous n’avez obtenu aucune proposition via ce procédé. Alors vous vous êtes rabattue sur un ou deux bancs, dont les locataires étaient intéressés par l’achat. Et après négociation à la baisse, la vente a pu se faire.

Nous avions lancé une procédure devant le tribunal Administratif de Pau, procédure abandonnée lorsque le nouveau Maire de Lourdes, Monsieur Thierry LAVIT a pris une autre position.

En effet, celui-ci est revenu sur les bases de la vente. Pour la première fois il a réuni tous les locataires des murs, a abandonné votre « méthode » pour proposer une vente de gré à gré, sur une base de volontariat et toujours basée sur l’évaluation des Domaines.

Par rapport au loyer, il a tout simplement échelonné sur 10 ans ou 15 ans une progression des tarifs pour arriver en finalité à ce que le prix soit cohérent par rapport à chaque local selon l’emplacement.

Et depuis, une vingtaine de bancs ont été vendus d’une manière sereine, rationnelle par rapport au prix juste, que les Domaines ont validé.

Voilà la vraie histoire des bancs de la Grotte sous votre mandat Madame BOURDEU.

Mais j’allais oublié une chose essentielle : parce que toute histoire se termine bien, grâce à vous, une solidarité s’est créée entre tous les locataires de ces 64 bancs de la Grotte et un groupe s’est formé, qui existe toujours et qui reste fidèle à mon Syndicat. Je vous en remercie infiniment. »

Claudine AUBERT