Lourdes : Pont Peyramale, les déclarations de Thierry Lavit en 2020 contredisent sa version de 2026

Pas plus tard que ces derniers jours, un article publié sur Lourdes Actu est venu contredire les propos de Patrick Lefort, adjoint au maire chargé des finances. Des déclarations qui ne résistaient pas à la vérification des faits.

Aujourd’hui, ce ne sont plus les propos d’un adjoint qui sont en question, mais ceux du maire lui-même.

Et cette fois, il ne s’agit pas d’une interprétation, ni d’une analyse politique.
Ce sont les propres déclarations de Thierry Lavit qui viennent éclairer le débat.

À 48 heures du scrutin, les Lourdaises et les Lourdais ont le droit de connaître la réalité des faits. Car entre ce qui était affirmé publiquement il y a quelques années et ce que l’on tente de faire croire aujourd’hui, il existe une différence majeure.

Les archives, elles, ne mentent pas.

Dans une interview accordée à Lourdes Actu le 26 août 2020, Thierry Lavit expliquait lui-même sa position sur le projet du pont Peyramale…

Ce que Thierry Lavit disait en août 2020

Il déclarait :

« L’initiative de madame Bourdeu et de son équipe, qui était de faire un pont, était une excellente initiative. Je n’ai pas remis en cause ce qui a été fait jusqu’à présent. »

Le remplacement du pont Peyramale est-il remis en question ? (suite interview Thierry Lavit)

À l’époque, il n’évoquait pas un projet « vicié », ni une procédure irrégulière, ni un marché contraire à la commande publique.

Il expliquait simplement vouloir revoir l’architecture du pont afin de l’intégrer dans une vision globale de la ville.

Une seule difficulté évoquée à l’époque

Dans cette même interview, Thierry Lavit mentionnait seulement une contrainte technique entraînant une augmentation estimée à 400 000 €.

Rien de comparable avec les accusations très graves qu’il formule aujourd’hui contre l’ancienne équipe municipale.

Un abandon qui n’était pas annoncé

Plus surprenant encore : dans cette interview, Thierry Lavit n’annonçait pas l’abandon du projet.

Il expliquait au contraire vouloir prendre quelques mois pour retravailler le projet, évoquant même un démarrage possible en février 2022.

Autrement dit, il ne parlait pas d’un projet impossible ou juridiquement contestable.

Une question simple pour les Lourdais

Entre les propos tenus publiquement en 2020 et les accusations formulées aujourd’hui en 2026, les Lourdais sont en droit de s’interroger.

Si le projet était réellement « irréaliste », « vicié » ou contraire aux règles de la commande publique, pourquoi le maire affirmait-il alors qu’il s’agissait d’« une excellente initiative » ?

Les faits sont têtus.
Et les déclarations publiques aussi.

J.P.C