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La CFDT à la rencontre des Saisonniers de Lourdes

« Comme chaque année, la CFDT des Hautes-Pyrénées a été à la rencontre des salariés saisonniers de Lourdes le 22 mai.

Une dizaine de militants CFDT a été à la rencontre des salariés dans les hôtels, cafés et restaurants. Echanges sur leurs conditions de travail, sur leurs revendications, précisions sur leurs droits sociaux… les militants ont échangé dans une centaine d’établissements en distribuant le guide des saisonniers HCR (Cafés, hôtels, restaurants) et en présentant cette année l’application de la CFDT «MA SAISON» à télécharger sur son téléphone : elle contient tous les droits des saisonniers mis à jour quotidiennement.

Cette rencontre a permis aussi de mettre à jour l’inégalité qu’il existe entre les salariés des hôtels, cafés, restaurants qui bénéficient de la convention collective HCR et ceux des établissements religieux de Lourdes assurant également un travail de logement et de restauration mais privés des bénéfices de la convention HCR puisque sous le seul code du travail. Payant moins bien leurs salariés en ne respectant pas les droits conventionnels, ces établissements religieux d’hébergement et de restauration font une concurrence déloyale aux hôtels et aux restaurants de la ville de Lourdes.

Autre problème rencontré par les militants : le basculement de groupes hôteliers (comme Accor) dont les établissements étaient tous intégrés au groupe vers un système de franchises.

Dans le système d’hôtels intégrés dans un groupe, l’ensemble des salariés bénéficie de la représentation syndicale du groupe, des NAO du groupe, de mutations possibles à l’intérieur du groupe, d’évolution de carrière à l’intérieur du groupe.

Au contraire, dans le système d’hôtels franchisés, chaque hôtel est indépendant : Lorsque les employés d’un groupe intégré passent chez un franchisé, ils conservent certes automatiquement leurs avantages (mutuelle, tickets-restaurants, primes, etc.), mais seulement pour une période de quinze mois. Passé ce délai, tous les accords d’entreprise peuvent être dénoncés par la direction de l’indépendant. Ne reste plus qu’à aligner la situation des salariés sur les standards de la convention collective, moins avantageux. À noter que des problèmes liés à la non-application de la clause des 15 mois de garantie des accords collectifs émergent, mettant en péril le dialogue social lors des transferts de location-gérance.

Donc, le passage en franchise de leur hôtel signifie pour les salariés perte de salaire, perte de droits, plus d’évolutions internes et perte de la représentation syndicale (plus de cse, plus d’œuvres sociales, plus de CSSCT, plus de NAO…). C’est ce qui vient de se passer pour l’ancien hôtel IBIS de l’entrée de Lourdes (groupe ACCOR) acquis par B&B en système franchisé : l’hôtel passe d’une gestion de groupe (ACCOR) avec tous ces avantages pour les salariés à la gestion en gérance (B&B). C’est dans ce nouveau contexte que la direction licencie deux salariés. La CFDT considère ces licenciements économiques comme abusifs. La CFDT défendra les salariés devant l’instance compétente. » 

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