Organisée place de la Courte boule, juste en face du régiment, le dimanche 24 mai de 8h à 17h, cette première édition « Bourse Militaria » dédiée aux souvenirs militaires et aux antiquités a attiré de nombreux passionnés et curieux. Un rendez-vous mémoriel et solidaire, orchestré de main de maître par Philippe Maury.
C’est ce que l’on appelle un coup d’essai transformé en coup de maître. Pour sa toute première édition, la bourse militaria et antiquités de Tarbes a rencontré un vif succès de fréquentation. Idéalement installé sur la place de la courte boule — un clin d’œil territorial fort, puisque le site se trouve juste en face du 35e Régiment d’Artillerie Parachutiste (RAP) —, l’événement a su attirer un public varié, des collectionneurs avertis aux simples promeneurs.
Une formule axée sur l’histoire et le souvenir (et sans armes)
La cheville ouvrière de cette manifestation, Philippe Maury, responsable de la communication de l’Amicale, affiche un sourire légitime. L’objectif était clair : proposer un événement convivial et familial autour du patrimoine militaire, avec une règle stricte : aucune arme à feu n’était acceptée sur les stands.
« C’est une première dans la région et à Tarbes », explique Philippe Maury. « Les exposants partagent tous la passion du monde militaire, de l’histoire et de l’antiquité. Malgré la chaleur, le public a répondu présent, notamment grâce au relais des médias locaux et de Radio Présence. »
Au total, douze exposants ont répondu à l’appel, proposant une large variété d’objets : des treillis de combat, des insignes de régiments, des casques, des sacoches en cuir, des gourdes, des bérêts, mais aussi des maquettes d’avions et de véhicules. Les visiteurs ont pu y dénicher des pièces rares, allant d’un pantalon datant de la Première Guerre mondiale (soigneusement conservé) à des objets de la Seconde Guerre mondiale, ou simplement repartir avec un objet insolite comme une pelle américaine de l’armée.
Une action solidaire pour les blessés de l’armée de Terre
Au-delà de la simple brocante, cette bourse revêtait une dimension profondément humaine. L’intégralité des bénéfices récoltés par l’Amicale — que ce soit par le biais des emplacements des exposants ou des stands de vente de vêtements et d’objets donnés par des partenaires — sera reversée au profit des blessés de l’armée de Terre et des familles des soldats décédés.
Pour mener à bien ce projet, l’Amicale a pu compter sur la mobilisation de son conseil d’administration et de figures clés de son staff : Hervé Olivier (trésorier adjoint), Daniel Capoferri (responsable de la boutique), Patrick Thomassin (responsable histoire) ou encore Bernard Signac, qui tenait le stand des dons. L’événement a également bénéficié d’un soutien logistique précieux du 35e RAP, qui a prêté des tables, des chaises et du matériel de sécurité.
L’esprit de corps toujours présent
Pour ces anciens militaires, l’événement était aussi une formidable occasion de se retrouver sur le terrain.
« On est une belle famille, et se retrouver ici à 6 heures du matin, ça nous rappelle notre mission principale. L’un d’entre nous a même lancé : « Allez, on part en mission ! ». Il y a énormément d’humour et de bien-être entre nous », confie Philippe Maury avec émotion.
Fort de ce premier bilan très positif, l’équipe pense déjà à l’avenir. Si quelques ajustements techniques sont à l’étude pour l’année prochaine — comme la possibilité d’intégrer des armes de collection sous réserve d’autorisations préfectorales, ou le choix d’un week-end plus court —, l’événement a définitivement trouvé sa place dans le paysage tarbais. Une deuxième édition est d’ores et déjà espérée, toujours en extérieur, pour conserver ce caractère si convivial.





