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S’interrogeant sur les conditions dans lesquelles le spectacle pyrotechnique a été maintenu en période de forte chaleur, l’association anticorruption et de protection de l’environnement demande l’ouverture d’une enquête judiciaire après le départ de feu survenu au pied du château fort.

​L’épisode du feu d’artifice de la Fête nationale continue de faire parler à Lourdes. Deux semaines après l’embrasement d’un pan de végétation aux abords du château fort, la justice est formellement saisie. L’association AC!! Anti-Corruption annonce l’envoi d’une plainte contre X, transmise le 14 juillet au procureur de la République près le tribunal judiciaire de Tarbes par son conseil, Me Vincent Poudampa (barreau de Bordeaux).

​Sécheresse et conditions d’autorisation dans le viseur

​Au cœur de la démarche menée par le président de l’organisation, Marcel Claude : le contexte météorologique particulièrement sec qui prévalait mi-juillet dans les Hautes-Pyrénées. L’association remet en question la décision d’avoir maintenu la représentation pyrotechnique à proximité immédiate d’un monument historique classé.

​Dans son mémoire adressé au parquet, l’association retrace la chronologie des arrêtés préfectoraux régissant l’usage du feu pendant l’été. Si une interdiction générale formulée le 21 juin avait été annulée par un texte ultérieur le 26 juin, l’association estime que la vague de chaleur survenue juste avant la Fête nationale aurait dû inciter à une vigilance accrue ou à une réévaluation du niveau de risque.

​Clarifier les causes et les protocoles de sécurité

​Pour rappel, le 13 juillet vers 23 h 30, des flammes s’étaient déclarées sur les pentes rocheuses au pied de la bâtisse historique, quelques minutes seulement après le début du tir. Les sapeurs-pompiers prépositionnés sur le dispositif de sécurité étaient parvenus à maîtriser le départ de feu depuis les hauteurs des remparts en une quinzaine de minutes.

​Bien qu’aucune victime ni dégât matériel majeur sur l’édifice n’ait été déploré, l’association souhaite que toute la lumière soit faite sur :

  • ​L’origine exacte de la mise à feu de la végétation ;
  • ​L’évaluation des risques préalable et les autorisations administratives délivrées ;
  • ​Le respect strict des prescriptions de sécurité imposées à l’artificier et à la municipalité ;
  • ​L’impact environnemental direct sur le site naturel du château.

​Une qualification pénale évoquée

​Sur le plan juridique, la requête s’appuie sur la notion d’incendie involontaire (article 322-5 du Code pénal), soulevant la question d’un éventuel manquement aux obligations de sécurité ou de prudence dans un secteur exposé.

​Cette démarche initiale vise à solliciter l’analyse des autorités judiciaires tarbaises, seules habilitées à déterminer si les faits constatés nécessitent l’ouverture d’une enquête préliminaire.

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