La commune de Saint-Créac (formé de trois petits villages en un seul : le bourg, le hameau d’Antalos et le hameau de Justous) était en fête ce dimanche 2 août.
Après la traditionnelle messe célébrée par le Père Zbéchec et chantée par la Chorale de Castelloubon, le Maire Gilbert GRAVELEINE et son Conseil municipal avaient invité les villageois et les élus du Pays de Lourdes à un Vin d’honneur à la salle des fêtes.
Etaients présents le Vice-président de la Région Jean-Louis CAZAUBON, la Conseillère départementale Marie PLANE et les Maires des villages alentour, les invités et les villageois.
Il n’a pas manqué de procéder au discours d’accueil et de remerciements. Mais avant tout il a tenu à commencer par avoir une pensée grave et fraternelle pour les Pompiers et les familles sinistrées lors des incendies dramatiques survenus en Gironde, dans les Landes, le Var et la Corse. Il a eu aussi une pensée émue pour Olivia Rodas, qui nous a quittés cette semaine. Il remercié le Curé et la Chorale du Castelloubon, l’employé communal Éric,. A présenté et remercié le nouveau Comité des fêtes et l’engagement de Cyntia, Denis et Samuel puis a parlé des travaux terminés… (voir le discours complet sous le diaporama-photos).
Puis la Conseillère départementale Marie PLANE a pris la parole pour féliciter un Maire très actif et dire combien le Conseil départemental soutient et continuera à soutenir les communes.
Puis le Vice-président de la Région Jean-Louis CAZAUBON a rappelé l’importance de la ruralité et a dit combien il faisait bon vivre dans les villages de notre territoire.
Pour finir on a levé le verre de l’amitié accompagné de délicieux et copieux amuse-bouches.
Discours du Maire de Saint-Créac Gilbert GRAVELEINE
« Mesdames, Messieurs, chers amis de Saint‑Créac,
Avant d’entrer dans le cœur de notre fête, permettez‑moi d’ouvrir ce moment de convivialité par une pensée grave et fraternelle. Les événements dramatiques survenus en Gironde, dans les Landes, le Var et la Corse ont profondément marqué notre pays. Des sapeurs‑pompiers ont payé un lourd tribut, certains au prix de leur vie, pour défendre les populations et contenir des incendies d’une violence exceptionnelle. Des familles ont tout perdu, des villages ont été meurtris, et des territoires entiers portent encore les stigmates de ces jours d’épreuve.
À Saint‑Créac, et dans la vallée du Castelloubon nous ne pouvons rester indifférents. Ce qui s’est produit là‑bas peut nous arriver ici. Notre responsabilité collective est engagée. C’est pourquoi je souhaite rappeler avec fermeté, mais aussi avec esprit de solidarité, l’importance du débroussaillement autour des propriétés. Ce geste, parfois perçu comme une contrainte, est en réalité un acte de protection mutuelle. La loi impose un débroussaillement sur 50 mètres autour des habitations : ce n’est pas une formalité administrative, c’est une mesure de sécurité essentielle, un devoir envers soi‑même, envers ses voisins, envers notre village, envers notre vallée.
En honorant aujourd’hui notre fête, en célébrant notre communauté, souvenons‑nous que la vigilance et la prévention sont aussi des formes de solidarité. Rendons hommage à ceux qui ont combattu les flammes, soutenons ceux qui auront à reconstruire leur vie, car ils ont tout perdu et engageons‑nous, chacun à notre échelle, à protéger Saint‑Créac, à protéger notre vallée.
Je veux enfin saluer les maires présents, les pompiers, les gendarmes qui partagent pleinement ces paroles et savent, par leur expérience, que la prévention et le débroussaillement sont essentiels à la sécurité de nos villages.
Et vous tous mesdames et messieurs en vos degrés et qualités
Chers habitants de Saint Créac, dont je remercie également la présence
Tout d’abord, ayons une pensée émue pour Olivia Rodas, qui nous a quittés cette semaine et dont la disparition touche profondément notre communauté.
Nous nous retrouvons aujourd’hui pour la fête du village de Saint‑Créac, quelques mois après les élections de mars. C’est un moment de joie et de partage, un temps où les animosités et les rancœurs se sont désormais estompées. Il me tient également à cœur de rappeler que le maire et son conseil municipal travaillent au service de tous les habitants, quelles que peut être leurs idées ou leurs sensibilités.
Les festivités commencent traditionnellement par la messe chantée par la Chorale du Castelloubon et célébrée par le Père Bechek. Je leur adresse ici un grand merci, car c’est grâce à eux que cette fête patronale conserve toute son authenticité.
Dans cette même dynamique de gratitude et de reconnaissance, je veux également saluer celles et ceux qui rendent cette fête possible et encourager la mise en place du nouveau comité des fêtes, Cyntia, Denis, Samuel dont l’engagement, j’en suis certain, fera vivre l’âme de notre village.
Et puisque chaque fête est aussi un moment où l’on se souvient de ce qui nous unit, de nos anciens, permettez‑moi d’évoquer notre légende fondatrice, celle qui dit beaucoup de ce que nous sommes. Il y a très longtemps, un voyageur de passage, nommé Cyriaque, arriva alors que le village était menacé par une crue. Voyant le danger, il rassembla les habitants sur un coteau, les invita à se tenir unis et à prier pour écarter la menace. La légende raconte que la décrue commença une heure plus tard, et que les habitants, marqués par cet événement, donnèrent son nom au village. Ainsi, Sanctus Cyriacus devint Sant Criac, puis Saint‑Créac. Cette histoire nous rappelle une chose essentielle : dès cette époque, nous savions accueillir ceux qui venaient d’ailleurs, et c’est même l’un d’eux qui a donné son nom à notre communauté. Notre village s’est construit sur l’ouverture, la solidarité et la confiance. Ce sont ces valeurs que nous célébrons encore aujourd’hui.
Cette histoire nous rappelle d’où nous venons, mais notre village avance aussi grâce à celles et ceux qui nous accompagnent aujourd’hui. Nous avons naturellement une pensée reconnaissante pour les administrations qui soutiennent nos projets : l’État, la Région, le Département, et bien sûr la Communauté d’Agglomération Tarbes Lourdes Pyrénées. Leur soutien, toujours constructif et déterminant, demeure essentiel.
Et je tiens à remercier notre employé communal, Éric, dont la présence hebdomadaire contribue à renforcer la visibilité de notre village et à améliorer la qualité de notre cadre de vie. Son travail s’ajoute à celui du service commun de la CATLP, qu’il convient de remercier également et qui participe, pour une large part, à l’entretien et à la mise en valeur de notre commune.
Depuis le début de mon premier mandat, en 2020, il nous arrive régulièrement de recevoir ici, en mairie, des courriers destinés à notre homonyme du Gers : Saint‑Créac… et inversement, leurs services reçoivent parfois des courriers qui nous sont adressés.
De ces échanges involontaires mais toujours sympathiques sont nés des contacts chaleureux avec la secrétaire de mairie et avec Monsieur le Maire. Peu à peu, l’idée d’un rapprochement entre nos deux communes s’est imposée : mieux nous connaître, partager nos histoires, et tisser un lien fraternel entre deux villages qui portent le même nom mais ne se sont encore jamais rencontrés.
C’est dans cet esprit, fraternel et porteur d’avenir, que nous poserons une première pierre symbolique le 13 septembre prochain, lorsque notre Chorale du Castelloubon se rendra dans le Gers pour être notre ambassadrice. Je les accompagnerai, et quelques places seront disponibles dans le bus.
J’en suis convaincu : la Chorale de la vallée du Castelloubon saura faire raisonner, là‑bas aussi, l’amour de nos vallées, la chaleur de notre identité et cet esprit d’ouverture qui caractérise notre commune.
Et puisque nous parlons de liens, il en est un qui me touche particulièrement : celui qui nous relie à notre propre histoire. Comme vous avez pu le constater avec notre saint patron, j’ai un attachement profond pour l’histoire de notre village et pour toutes celles et ceux qui, avant nous, l’ont fait vivre. Connaître notre passé, c’est comprendre d’où nous venons, et c’est aussi la meilleure manière de préparer l’avenir. Une commune ne se construit jamais sans mémoire. C’est dans cet esprit que j’ai entrepris de retrouver les noms de tous les anciens maires de Saint‑Créac, depuis la Révolution et la création des communes le 14 décembre 1789, ainsi que les faits marquants de leurs mandats. Ce travail a pour moi une résonance toute particulière : il s’agit de rendre hommage à celles et ceux qui ont posé les premières pierres, ouvert les premiers chemins et donné une direction à notre village. Leur héritage nous accompagne encore aujourd’hui.
Je ne reviendrai pas sur les projets déjà réalisés : vous les connaissez, vous les voyez, et j’espère que vous en profitez.
Le dernier projet engagé de longue date a néanmoins vu le jour : l’abri pique-nique pour les marcheurs etles pèlerins. Il témoigne de notre capacité à agir avec utilité, sobriété et sens du service, et à ouvrir notre village aux visiteurs.
Alors que nous traversions une période électorale délicate, parfois marquée par des tensions et des risques de division, nous avons fait le choix de rester fidèles à notre devoir : préparer les futurs projets. Nous n’avons jamais cessé de travailler pour l’avenir, quelle que soit la future équipe municipale chargée d’assurer la conduite des affaires publiques, afin que la dynamique engagée ne soit jamais interrompue.
- Avec l’ADAC, nous menons une réflexion approfondie sur le pont de La Pale, afin d’en assurer la pérennité. Réparation ou ouvrage nouveau : toutes les options seront étudiées pour trouver la solution la plus juste et la plus durable.
- Nous avons également su profiter des travaux d’enfouissement de la fibre pour travailler à une mutualisation avec le réseau BT et l’éclairage public à Justous, sous la maîtrise d’œuvre du SDE65. Une manière d’optimiser les interventions, de réduire les coûts et de moderniser nos infrastructures.
Les grands projets comme les plus modestes contribuent tous à améliorer notre cadre de vie. Et parfois, ce sont les petits équipements qui changent le quotidien : par exemple, l’installation d’un nouveau panneau d’affichage, enfin à l’abri des intempéries, permet de consulter sereinement tous les documents administratifs du village — procès‑verbaux, arrêtés, qualité de l’eau, et bien d’autres encore… j’en oublie sûrement, mais lui, au moins, n’oubliera rien.
Chercher la juste mesure, relier plutôt que diviser, construire plutôt que défaire. Ce sont des principes simples, qui m’ont accompagné lorsque je gérais des projets de métro à travers le monde, mais aussi depuis 2020 guident ma manière d’exercer mon mandat de maire.
Notre ligne c’est
• respecter ce qui a été fait,
• agir avec pragmatisme dans le présent,
• préparer l’avenir avec lucidité.
En ce mois d’août, au cœur de notre fête villageoise, je veux simplement vous redire que notre histoire nous éclaire, et que notre avenir se construit ensemble, pas à pas, pierre après pierre.
Merci à toutes et à tous, et belle fête de Saint‑Créac. »