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L’arrivée de BUT à Lourdes aura décidément connu quelques détours avant d’atteindre son… but !


Le projet porté par Nicolas Vignes prévoit l’installation d’un magasin BUT de 1 355 m² dans la zone du Monge, ainsi que l’extension de Mr. Bricolage.


Un projet qui avait déjà obtenu un premier feu vert de la CDAC en 2025. Mais une anomalie administrative a obligé le porteur du projet à reprendre ses démarches. Un nouveau permis de construire a donc été déposé le 24 novembre 2025.


Et c’est là que le calendrier devient assez savoureux.


Plusieurs motifs sont avancés dans l’arrêté municipal : notamment l’accès au projet à proximité de la RN21, certaines contraintes liées à la sécurité et le fait que le terrain se situe dans une zone du PPR de Lourdes.


Le PPR, c’est le Plan de prévention des risques. Pour faire simple, il détermine les secteurs exposés à certains risques naturels et fixe les règles ou précautions particulières qui doivent être respectées pour pouvoir y construire. Être situé dans une zone du PPR ne signifie donc pas forcément que l’on ne peut pas construire, mais que le projet doit respecter certaines contraintes.


Et puis l’arrêté relève également l’absence de l’avis de la Commission départementale d’aménagement commercial (CDAC) sur ce nouveau projet.


Jusque-là, pourquoi pas.
Sauf que…
Cinq jours plus tard, le 27 juillet, la CDAC se réunit et donne justement un avis favorable au projet


En résumé :
22 juillet : permis refusé, notamment en l’absence de l’avis de la CDAC.
27 juillet : la CDAC dit… OUI !


Cinq petits jours qui changent beaucoup de choses.


D’autant que la Ville de Lourdes est elle-même représentée au sein de cette commission et que ses représentants se sont prononcés favorablement au projet.

On peut tout de même s’interroger sur la curieuse coordination au sein de la mairie de Lourdes : le 22 juillet, un élu, Stéphane Peyras, signe le refus du permis de construire, l’un des motifs invoqués étant précisément l’absence d’avis de la CDAC. Quelques jours plus tard, un autre représentant de la Ville siège à cette même CDAC et se prononce favorablement sur le projet. Dès lors, une question toute simple se pose : la main droite savait-elle ce que faisait la main gauche ? Et surtout, sachant que la CDAC allait examiner le dossier quelques jours plus tard, pourquoi ne pas avoir attendu son avis avant de signer le refus ?


Une question peut donc légitimement être posée : était-il indispensable de prendre cet arrêté le 22 juillet ou pouvait-on attendre cinq jours supplémentaires pour connaître la décision de la CDAC ?


Quoi qu’il en soit, l’histoire ne s’arrête pas là.


Selon nos informations, le porteur du projet va désormais déposer un nouveau permis de construire, en prenant en compte les différents motifs ayant conduit au refus du précédent. Autrement dit, après le premier dossier, l’anomalie administrative, le deuxième permis et son refus… on repart pour un tour !


Reste une question : ce nouveau permis nécessitera-t-il également un nouveau passage devant la CDAC ou l’avis favorable qui vient d’être rendu pourra-t-il être conservé ? Nous nous garderons bien, à ce stade, de l’affirmer.


L’essentiel est ailleurs : l’arrivée de BUT à Lourdes ne semble absolument pas remise en cause. Le projet devrait bien finir par se réaliser.
Mais pour arriver jusqu’au BUT, Nicolas Vignes aura décidément dû franchir quelques haies administratives.


À suivre… car cette partie-là n’est manifestement pas encore terminée !

P.N

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