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Le bras de fer entre le Vatican et la Fraternité Saint-Pie X ne faiblit pas et connaît des répercussions à Lourdes.

En effet leur pèlerinage annuel du dernier dimanche d’octobre est directement visé.

Dans une note d’information signée le 13 août dernier, Monseigneur Jean-Marc MICAS, Évêque de Tarbes et de Lourdes a décidé de retirer à cette Fraternité de catholiques traditionalistes l’autorisation de célébrer messes, sacrements et prières publiques au sein du Sanctuaire.

Une précision importante : la mesure ne concerne pas les fidèles pris individuellement. Chacun peut continuer à se rendre librement à la Grotte ou dans les autres espaces du Sanctuaire, pour y prier seul. Ce qui est interdit, ce sont les cérémonies publiques organisées par la Fraternité.

Une mesure prise après l’ordination le 1er juillet dernier en Suisse de 4 Évêques par la Fraternité Saint-Pie X alors que seul le Pape peut autoriser la nomination d’un Évêque.

Evidemment l’Eglise excommunie de façon automatique ces évêques. La Fraternité, en conflit avec Rome depuis des années, conteste et estime que les dernières sanctions d’excommunication n’ont aucune valeur.

Pour rappel : La Fraternité Saint Pie X est un courant catholique traditionaliste, en conflit avec Rome depuis presque 70 ans.

En effet, celle-ci est contre plusieurs décisions du concile Vatican II (1962-1965) qui a apporté des réformes « modernes » à l’Eglise catholique dont les plus marquantes ont été le fait d’autoriser la messe en langue courante de chaque pays (et non plus dite entièrement en latin) et le fait que le prêtre dise la messe tourné vers les fidèles (et non plus en leur tournant le dos) ou l’abandon de la soutane par une tenue civile avec un col romain, la soutane restant réservée seulement à des contextes liturgiques.

Or La Fraternité Saint Pie X, elle, oppose aux partisans d’une ouverture au monde moderne un catholicisme dit «intégral» qui défend le maintien « des vérités catholiques traditionnelles » telles qu’elles ont, selon eux, toujours été enseignées et de plus sont particulièrement attachés notamment à la messe dite tridentine : en latin, dos à l’assemblée et au port de la soutane dans la vie civile.

Ce courant traditionnaliste ou intégriste fondé en 1970 par Mgr Lefrèbvre (qui revendique 600 000 fidèles à travers le monde) est influent dans certains milieux conservateurs, mais très minoritaire à l’échelle d’une Église catholique qui compte quelque 1,3 milliard de baptisés.

Les traditionnalistes de la Fraternité Saint Pie X à Lourdes

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