COMMUNIQUÉ DE PRESSE UD CGT DES HAUTES-PYRÉNÉES
POUR LA CGT, LA LIBERTÉ DE MANIFESTER DANS LES HAUTESPYRÉNÉES N’EST PAS NÉGOCIABLE : L’INTERDICTION DU 24 OCTOBRE MARQUE UN RECUL DÉMOCRATIQUE MAJEUR
« Emmanuel Macron avait annoncé la couleur : «la recommandation générale, c’est qu’il n’y ait pas de manifestation.».
L’Union départementale CGT des Hautes-Pyrénées a toutefois été étonnée d’apprendre la décision de la Préfecture d’interdire la manifestation citoyenne prévue le samedi 24 octobre. Cette décision est d’autant plus
contestable que le rassemblement du 17 octobre, qui a réuni plus de 1 600 personnes dans les Hautes-Pyrénées, s’était déroulé sans heurt ni violence.
Alors que les salarié·es, les retraité·es, les privé·es d’emploi et la jeunesse expriment leur colère face aux injustices sociales, cette interdiction révèle la fragilité du pouvoir macroniste finissant, incapable d’apporter des réponses aux revendications légitimes de la population.
Plutôt que d’entendre les préoccupations de nos concitoyen·ne·s, la Préfecture a fait le choix de restreindre une liberté fondamentale, celle de manifester.
Pourtant, le « droit d’expression collective des idées et des opinions » dont la manifestation n’est qu’une des formes, est reconnu par le Conseil Constitutionnel comme découlant de l’article 11 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen.
Dans un contexte de hausse des prix, de stagnation des salaires, de précarité grandissante, de dégradation des conditions de travail, de fragilisation des services publics et d’explosion des inégalités économiques et sociales, empêcher les citoyen·ne·s de se rassembler est, selon nous une erreur fondamentale.
La liberté de manifestation est un pilier de notre démocratie.
Depuis dix années, le Président Macron s’est voulu «jupitérien» et a fait le choix de la verticalité du pouvoir en ignorant la société civile et «les corps intermédiaires».
Sa décision d’interdire les manifestations citoyennes même dans des lieux où les précédents rassemblements
s’étaient déroulés sans violence, constitue un précédent préoccupant et une atteinte inacceptable aux libertés publiques.
L’Union Départementale CGT des Hautes-Pyrénées appelle la société civile de notre Département à ne pas céder à cette logique et à poursuivre la mobilisation pour faire entendre les revendications économiques et sociales.
Nous exigeons le respect de la liberté de manifestation. Le rôle de l’État et de son représentant dans le Département est de garantir l’exercice des libertés fondamentales, et non de faire taire les revendications populaires.
Face à l’urgence sociale, environnementale, nous exigeons des budgets à la hauteur des enjeux que doit affronter notre pays.
Depuis plusieurs années, notre pays connaît un déficit budgétaire important et le Président Macron s’entête à ne pas mettre la fiscalité à contribution pour redresser les comptes publics. Depuis son arrivée au pouvoir, les recettes budgétaires ont baissé de 60 milliards d’euros et tout cela pour rien.
Plutôt que de vouloir à tout prix couper dans les dépenses, pour redresser nos comptes publics, il faut simplement faire payer sa juste part à chacun·e.
Au côté des travailleuses et travailleurs bigourdans, l’UD CGT des Hautes-Pyrénées continuera de revendiquer des augmentations de salaire et de pension, des emplois de qualité, de meilleures conditions de travail et des services publics accessibles à toutes et tous.
Il est urgent d’apporter des réponses concrètes aux difficultés rencontrées par la population bigourdane et d’agir pour réduire les inégalités.
LE 5 NOVEMBRE, AMPLIFIONS LA MOBILISATION !
L’Union départementale CGT des Hautes-Pyrénées appelle les salarié·es, les retraité·es, les privé·es d’emploi et la jeunesse à faire du 5 novembre une grande journée de grève et de manifestation intersyndicale, départ à 10h de la Bourse du Travail de Tarbes.
Ensemble, faisons entendre nos exigences pour nos salaires, nos emplois, nos services publics et nos conditions de vie. Face aux injustices sociales et aux restrictions des libertés, nous ne nous résignerons pas.
Le 5 novembre, mobilisons-nous pour nos droits, nos salaires et notre avenir ! »
A Tarbes, le 26/10/2026.
La CGT 65