Lourdes : « les Coups de cœur de Karine »

Lourdes : « les Coups de cœur de Karine »

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La rubrique des « Coups de cœur Karine » est une rencontre hebdomadaire sur le site de Lourdes Actu, proposée par la Médiathèque avec Karine Aristin Chargée de la culture.

Cette semaine elle vous propose  » TEMPS GLACIAIRES  » de Fred Vargas.

TEMPS GLACIAIRES

L’auteur : Fred Vargas. Née en 1957.

Elle est issue d’une famille dont les membres oeuvrent dans les arts et la culture. En effet, hormis sa mère qui était chimiste, son père est auteur, son frère est historien, et sa sœur, enfin, est artiste peintre.

Quoi de plus naturel, donc, que Fred Vargas, hercheuse et archéozoologue de formation, spécialisée en histoire médiévale vienne à l’écriture. Elle publia son premier roman en 1980, et ne cessa jamais d’écrire.

Coutumière de l’accueil enthousiaste de la part des lecteurs, à chaque parution, elle a reçu plusieurs prix prestigieux. D’ailleurs, le roman « Temps glaciaires », a été récompensé par le prix « Landerneau Polar 2015 ». De plus, cette année, le prix « Princesse des Asturies » -important prix espagnol dédié à des travaux d’envergure internationale, dans diverses disciplines, dont les arts et les lettres- a couronné son oeuvre.

Du reste, plusieurs de ses livres ont été adaptés au cinéma et la télévision.

L’histoire :

Alice Gauthier est une vieille dame très opiniâtre. Il est d’une importance capitale qu’elle poste cette lettre -pour se mettre en accord avec elle-même- et qu’elle le fasse seule, afin de conserver l’anonymat du destinataire. Ainsi, il est hors de question qu’elle confie cette mission à sa garde-malade.

Quasiment parvenue à la boîte aux lettres, Alice Gauthier s’effondre, fort heureusement soutenue in-extremis par une passante, Marie-France, qui rassemble les affaires éparpillées de son sac à main, pendant que les secours arrivent.

Plusieurs jours passent, et la sauveteuse s’aperçoit que, lors de l’incident, elle avait machinalement glissé l’enveloppe que souhaitait posté Alice, dans son manteau. Indécise, de prime abord, Marie-France va, finalement, s’acquitter de la tâche…

Au commissariat du XVe arrondissement, le commissaire Bourlin requiert l’aide d’Adamsberg ainsi que de son adjoint Danglard. Il est sur une affaire que veut classer le juge, mais il est persuadé que le suicide d’une personne âgée, sur lequel il enquête, n’est, en rien, un suicide, mais un homicide.

Cette personne âgée n’est autre qu’Alice Gauthier, la vieille dame dont Marie-France a achevé le geste, en postant la lettre, lorsque les secours l’ont emmenée. D’ailleurs, lorsque cette dernière, coutumière de l’exercice, consulte la rubrique nécrologique, elle est stupéfaite d’y voir le nom d’Alice. Et si Marie-France, en postant la lettre d’Alice, avait, d’une façon ou d’une autre précipité sa mort ?

Lorsqu’en proie à une sourde angoisse, elle aperçoit Danglard, l’adjoint du commissaire Adamsberg, passer devant la boutique de jouets, dans laquelle est employée, elle se précipite à sa suite pour se délivrer de son témoignage.

Ce qui m’a plu :

Ouvrir un roman de Fred Vargas est le gage d’un moment de distraction tout à fait jubilatoire !

En effet, l’auteure possède le talent, à la fois, de construire une histoire passionnante, mais aussi de promener le lecteur dans les méandres de la psyché des protagonistes de ses romans.

D’ailleurs, ses portraits psychologiques, ainsi que ses analyses de la nature humaine et de l’appréhension des émotions sont empreintes d’une grande finesse, et de beaucoup de justesse.