Lourdes : Journée nationale de la Résistance

Ce mercredi 27 mai à 12h, s’est déroulée devant la stèle du Général de Gaulle, la cérémonie commémorative de la Journée Nationale de la Résistance.

Compte tenu de la situation exceptionnelle liée à l’état d’urgence sanitaire, cette commémoration ne pouvait avoir lieu en présence du public, du piquet d’honneur et des représentants du milieu patriotique.

Elle a été présidée par le Sous-préfet Didier Carponcin, en présence de la Députée Jeanine Dubié, de la Sénatrice Maryse Carrère, du Maire Josette Bourdeu, du Maire-adjoint aux Anciens combattants Madeleine Navarro, du Directeur de l’ONAC Bruno Montagnol ainsi qu’un porte-drapeau jeune et ce, pour éviter d’exposer les représentants du milieu patriotique local.

En ouverture de la cérémonie, le Sous-préfet a fait lecture du message de la Secrétaire d’Etat auprès de la Ministre des Armées. (voir ci-dessous)

Puis a suivi les dépôts de gerbe du Sous-préfet, des Parlementaires et du Maire.

Après la sonnerie aux morts et la minute de silence, les Autorités ont chanté une Marseille vibrante.

A noter que Mme le Maire a fait retransmettre en direct en vidéo sur la page Facebook « Ça se passe à Lourdes » cette cérémonie afin que la population puisse toutefois participer à cette journée nationale, et bien sûr avait fait pavoiser les édifices publics.

Didier CARPONCIN, sous-préfet d’Argelès-Gazost

27 mai 2020 Journée nationale de la Résistance

Message de Geneviève DARRIEUSSECQ, Secrétaire d’Etat auprès de la Ministre des Armées

« C’était il y a 80 ans, c’était la douloureuse année 1940. Dans l’accablement général, le « non » du premier jour dessinait un nouvel espoir. Le général de Gaulle avait insufflé une volonté, belle mais redoutable, enthousiasmante mais périlleuse. Celle du maintien, en tout lieu, de la France au combat, pour que, à l’heure de la victoire, ce mot se proclame toujours en français.

C’était il y a 75 ans, la victoire était là ! La Résistance intérieure avait apporté une contribution essentielle à la Libération. Les « Jours heureux » du Conseil National de la Résistance nourrissaient l’espérance des lendemains.

5 ans de lutte, de faits d’armes, de petites et de grandes actions : un attentiste prudent devenu agent de renseignements, une pourvoyeuse de tracts et de journaux clandestins, un couple de passeurs à l’abnégation sans borne, un réfractaire au STO venu grossir les rangs des maquis, un jeune saboteur minant les lignes de communication de l’ennemi, un combattant de la nuit devenu insurgé au grand jour. La Résistance était le courage de ces individus issus de tous les horizons, une fraternité au combat. Elle était ces réseaux d’action mais aussi ces grands mouvements qui préparaient et qui organisaient patiemment, en souterrain, le retour de la liberté dans la métropole.

Pour que le but fut atteint, il fallait sans cesse, à mesure des évènements, poursuivre l’effort en défiant les risques. Tués dans les maquis, fusillés au petit matin, torturés dans les caves, déportés dans les camps, le dernier souffle de nos héros a bien souvent crié « Vive la France » avant de s’éteindre. Chaque sacrifice était un pas de plus vers la Libération et venait exalter le courage des vivants.

Chaque 27 mai, nous honorons « l’armée des ombres » et nos éclaireurs de la liberté. Qu’ils soient célèbres ou anonymes, qu’ils soient les héros de tout le pays ou l’emblème d’un village, ils peuplent nos rues, nos places, nos écoles. Ces noms, nous ne devons pas les oublier. La reconnaissance de la Nation ne faiblit pas car nous savons que nous devons tant à ces femmes et à ces hommes.

Chaque 27 mai, nous nous souvenons de la première réunion du Conseil National de la Résistance. Ce jour de 1943 couronnait les efforts de Jean Moulin qui avait reçu la mission essentielle d’unifier la Résistance. Des mouvements, des partis, des syndicats ont uni leurs forces pour répondre à l’abaissement et pour préparer les réformes de la France libérée. Tous ont su, dans l’épreuve, s’élever au-dessus des désaccords et des différences idéologiques, pour placer haut l’intérêt supérieur de la patrie. Le combat pour l’unité de la Résistance, ce fut assurément le combat pour une France unie à l’heure de la victoire, pour une France prête à bâtir le monde de demain.

Chaque 27 mai, cette journée nationale est un appel à la jeunesse. Le combat pour l’unité, pour la solidarité, pour la dignité humaine, est toujours d’une brûlante actualité. Poursuivons-le ! »

Puis les Autorités (sauf le Sous-Préfet et le Directeur de l’ONAC) se sont rendues au cimetière de l’Egalité sur la tombe d’Honoré Auzon (Résistant qui reçut la reddition des Allemands à Lourdes) où les attendaient des membres de l’association patriotique de l’ANARC (Association Nationale des Anciens Combattants et Amis de la Résistance) qui voulaient y déposer une gerbe à titre privé après avoir demandé l’autorisation à la Mairie. Le Président départemental Daniel Larregola a fait lecture d’un texte sur la Résistance, le Président local Marcel Sapara a déposé la gerbe, puis les membres de l’ANARC et les Autorités ont chanté avec ferveur « Le Chant des Partisans » et « La Marseillaise ».