Communiqué de presse de la Préfecture : « La fièvre catarrhale ovine (FCO) est une maladie virale affectant les ruminants, transmise par des moucherons piqueurs (les culicoïdes). Elle est strictement animale, non transmissible à l’homme et sans impact sur la sécurité des denrées alimentaires. Les ovins y sont particulièrement sensibles.
Plusieurs sérotypes de la maladie sont identifiés dont les sérotypes 3, 4 et 8 qui sont considérés comme enzootiques en France.
Conformément aux annonces d’avril 2025, l’État réaffirme son engagement aux côtés des éleveurs pour limiter l’impact de cette maladie et recommande fortement la vaccination des ruminants.
Une campagne nationale de grande ampleur
Le ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire a lancé un marché public afin de sécuriser l’accès aux vaccins contre les sérotypes 1 et 8 de la FCO. Cette campagne, financée à hauteur de 22 millions d’euros par l’État, permettra de vacciner :
• 1 million d’ovins et 700 000 bovins contre le sérotype 1 ;
• 7 millions d’ovins contre le sérotype 8.
Ces doses sont mises à disposition des éleveurs gratuitement, par le biais de leur vétérinaire sanitaire.
La mise en place d’un bouclier sanitaire face à la FCO 1
L’objectif est de créer un cordon sanitaire afin d’anticiper la progression du sérotype 1 présent en Espagne. Les doses permettront la vaccination volontaire des ovins et des bovins dans les départements proches de la frontière espagnole : Hautes-Pyrénées (65), Pyrénées-Atlantiques (64), Haute-Garonne (31), Ariège (09), Pyrénées-Orientales (66), Aude (11), Gers (32) et Landes (40).
Une vaccination élargie pour le sérotype 8
Pour la FCO 8, la vaccination est ouverte à tous les ovins de France métropolitaine. Elle vise à protéger le cheptel ovin le plus touché par ce sérotype en 2024. Au travers de la réduction virale qu’elle entraînera, cette vaccination bénéficiera indirectement aux autres cheptels ruminants.
Modalités pratiques pour les éleveurs
Les éleveurs sont invités à contacter sans délai leur vétérinaire sanitaire qui sont habilités à commander, prescrire et délivrer ces vaccins du stock État et à planifier la vaccination de leurs animaux.
Les injections pourront être réalisées :
• par les vétérinaires sanitaires ;
• par les éleveurs eux-mêmes, sauf pour les animaux destinés à certains mouvements pour lesquels l’injection par le vétérinaire sanitaire est requise.
Ce dispositif vise à offrir une protection sanitaire renforcée, en cohérence avec la politique publique de lutte contre les maladies animales.
photo : Cheick Saidou/agriculture.gouv.fr

