Depuis plusieurs années, le Pèlerinage des gens du voyage organisé autour du 15 août à Lourdes rassemble entre 800 et 1200 caravanes. Cet événement, préparé avec sérieux, repose sur une logistique bien huilée. Quatre terrains sont identifiés et sanctuarisés pour accueillir les participants dans de bonnes conditions :
- le parking du Paradis,
- le terrain Abadie,
- le marché couvert du Tydos,
- le terrain des Sœurs Dominicaines.
Ces sites sont nettoyés, aménagés, et mis à disposition uniquement à partir du 16 août, en lien avec les Représentants des communautés du Pèlerinage des gens du voyage .
Ce qui s’est passé le 19 juillet :
Un petit groupe d’environ 15 caravanes est arrivé sans autorisation à Lourdes, et s’est installé illégalement sur le terrain d’entraînement de rugby, dans le complexe sportif de Lannedarré.
Il ne s’agit en aucun cas de familles participant au pèlerinage annuel. Ce sont des arrivées sauvages, hors cadre, qui n’ont rien à voir avec l’organisation officielle du mois d’août.
Face à cette installation illégale, la Mairie avait plusieurs options :
- Faire établir un constat d’huissier,
- Demander à la Préfecture un avis d’expulsion, qui permet de faire évacuer le campement sous 48 heures.
Cependant cette procédure légale et claire n’a pas été engagée.
Ce que la Mairie a fait à la place :
Plutôt que d’appliquer la loi, la Mairie a choisi de négocier avec le groupe. Résultat : ces caravanes ont été déplacées sur le terrain du Tydos, pourtant réservé au grand Pèlerinage annuel à venir.
Cette décision met en péril l’équilibre fragile de l’organisation du Pèlerinage :
- Elle crée une confusion entre occupation sauvage et accueil structuré,
- Elle envoie le signal qu’il est possible de s’installer à Lourdes sans conséquence,
- Elle risque de provoquer des tensions si les familles attendues découvrent que « leur » terrain a été occupé par d’autres.
Pourquoi c’est un problème :
Ce n’est pas la première fois qu’un petit groupe tente de s’installer sans autorisation à Lourdes.
Mais dans le passé, ces situations étaient gérées avec fermeté, dans le respect du droit, sans compromission.
Aujourd’hui, la Municipalité donne l’impression de céder à la facilité. Or, à trois semaines du plus grand rassemblement de l’année, ce type de décision fragilise l’image de la ville, met en difficulté les agents mobilisés et ouvre la porte à d’autres dérives.
En résumé
- Un pèlerinage encadré, organisé chaque année dans la concertation
- Une occupation illégale par un groupe extérieur à ce cadre
- Une absence de procédure d’expulsion
- Une solution de relogement négociée qui met en danger l’équilibre général
Lourdes doit choisir entre clarté et confusion, entre fermeté et laxisme.
S. P
