« L’altertour » : 60 cyclorandonneurs parcourent la Bigorre à la découverte d’alternatives (Lannemezan, Bagnères, Ségus, Argelès-Gazost)

« Partis du Limousin le 9 juillet, 60 cyclistes ont roulé en direction des Hautes-Pyrénées pour arriver à Lannemezan, puis à Bagnères, avant de terminer leur pérégrination à Argelès-Gazost le 20 août.

Au programme : la visite d’alternatives écologiques et sociales.

L’étape du 17 août a eu pour objectif  la visite des «Jardins d’Aigues Vives» à Ségus. Cette production maraîchère et fruitière est réalisée sans travail du sol, grâce au maintien d’un couvert végétal toute l’année. Cela constitue une pratique bénéfique pour la biodiversité et la vie du sol. Il a été très compliqué pour les producteurs de trouver un demi-hectare de terre. Eux et d’autres maraîchers sont souvent contraints de s’installer sur des parcelles mal adaptées : trop en altitude, trop pentues, souffrant de manque de matière organique… Alors que le 65 n’est pas autonome en fruits et légumes, les communes réserveront-elles à l’avenir des parcelles en fond de vallée pour une alimentation locale de qualité ?

Autre constat sur le trajet : le manque de sécurité pour traverser la Bigorre à vélo. Malgré la forte présence de cyclistes, ceux-ci se retrouvent mélangés au trafic automobile à 70 km/h et plus. Cette situation est gênante pour les voitures et dangereuse pour les vélos, tout particulièrement dans les montées, ce qui constitue un vrai inconfort, tout particulièrement pour les nombreux enfants présents. En 6 semaines à vélo, “ça a été parmi les étapes, les plus dangereuses de ce tour”, déclare Sophie, une participante. Alors comme beaucoup d’autres départements avant lui, les Hautes-Pyrénées bénéficieront-ils à l’avenir d’aménagements pour séparer les flux voitures et vélos ? »

Le collectif « Osez le vélo »

Photo : L’Altertour arrive à Pouzac où les rues résidentielles sont apaisées grâce à une large zone à 30km/h