Lourdes : Le « Plan Avenir » face à la vérité des chiffres

À l’approche des élections municipales du 15 mars, l’équipe de Gérard Capel « Lourdes, un nouveau souffle » a tenu une conférence de presse sans concession pour « démystifier » le Plan Avenir Lourdes (PAL). Entre « recyclage » de vieux projets et gaspillage de l’argent public, le bilan du maire sortant, Thierry Lavit, est sévèrement mis en cause.

Le premier grief de l’opposition porte sur l’honnêteté du bilan présenté. Selon les documents fournis, 56 % des opérations inscrites au PAL étaient déjà engagées et financées avant même l’arrivée de la municipalité actuelle.

  • Le NPNRU (L’Ophite) : 50 millions d’euros sur les 97 millions du PAL concernent la rénovation urbaine déjà actée sous l’ancienne mandature.
  • La Caserne des Pompiers : Ce projet était « déjà ficelé » et les terrains choisis bien avant la signature du plan.
  • Le Musée Pyrénéen : Sa rénovation figurait déjà dans le programme « Lourdes 2030 ».

Le dossier du Pont Peyramale cristallise la colère des opposants, qui parlent d’une « faute politique » majeure.

  • Le coût de l’indécision : En 2020, un projet de 2 millions d’euros était prêt à démarrer. Thierry Lavit l’a stoppé pour viser un « pont papillon » plus ambitieux, avant de devoir faire marche arrière.
  • La facture finale : Entre les indemnités versées aux entreprises pour rupture de contrat et les nouvelles études, 2 millions d’euros auraient été « jetés dans le Gave ».
  • Le reste à charge : La participation financière de la ville est passée de 25 % à 40 %, alourdissant la note pour les contribuables lourdais.

Pont Peyramale : 6 ans d’attente et 2 millions d’euros gaspillés

Le pont Peyramale devait être reconstruit dès 2020, avec un projet déjà prêt, financé et estimé à environ 2 millions d’euros, incluant des aménagements pour piétons et cyclistes. Pourtant, l’opération a été arrêtée net au début du mandat, obligeant la ville à repartir de zéro.

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Des renoncements en série pour la ville

Plusieurs projets structurants ont tout simplement disparu ou ont été réduits à leur strict minimum (« Pschitt ! »).

  • Le Pic du Jer : L’ambition d’un centre d’entraînement national a été remplacée par un « Rail Park » au coût divisé par trois, entraînant la perte de la Coupe du Monde de VTT.
  • Le Château de Soum : Fermé depuis six ans, il devait devenir une « Maison des arts ». La municipalité prévoit désormais d’y fusionner les polices, un choix vivement critiqué pour son impact sur le stationnement et la vie associative.
  • Développement économique : La pépinière d’entreprises (3,5 M€) au centre de dialyse est au point mort, et le million d’euros promis pour revitaliser la rue du Bourg ne s’est pas traduit par des actions concrètes.

Rue du Bourg et pépinière d’entreprises : 4,5 millions prévus… mais aucun projet réalisé

Parmi les actions annoncées figurait la création de boutiques-ateliers dans la rue du Bourg, avec 1 million d’euros mobilisable pour redynamiser cette rue historique de Lourdes. Pourtant, malgré quelques expérimentations très limitées, le projet n’a jamais réellement été lancé, laissant passer une opportunité importante de revitalisation commerciale.

Du centre VTT à 2,3 millions… à un projet au rabais : le rendez-vous manqué du Pic du Jer

Parmi les projets annoncés figurait la création d’un centre d’entraînement de vélo, estimé à 2,3 millions d’euros. Finalement, le projet s’est transformé en Ride Park, un aménagement bien moins ambitieux, réalisé pour environ 783 000 euros.

Château de Soum : six ans fermé… et la Maison des arts jamais réalisée

Parmi les projets annoncés figurait la création d’une Maison des arts et de la jeunesse au château de Soum. Une idée jugée intéressante car la jeunesse doit être au cœur de l’avenir de la ville. Pourtant, après six années de mandat, rien n’a été réalisé et le château est resté fermé.

Une gouvernance « hors-sol » et isolée

Au-delà des chiffres, c’est la méthode de Thierry Lavit qui est visée. L’opposition dénonce une attitude « hégémonique » qui a conduit à une hémorragie de six communes au sein du SIMAJE (Syndicat du Pays de Lourdes), une situation inédite depuis vingt ans.

  • Tensions avec les partenaires : Le maire se retrouve « très isolé » face aux autres collectivités, mettant en péril les futurs financements.
  • La santé en question : L’annonce de l’arrivée de 40 praticiens sur Enclave est qualifiée d' »effet de manche » électoraliste.

« Il faut casser cette spirale de repli », a conclu Gérard Capel, appelant les électeurs à choisir une équipe de « bons gestionnaires » dès le premier tour pour remettre le Plan Avenir Lourdes sur les rails de la réalité.

Plan Avenir Lourdes : 97 millions annoncés… mais seulement 10 millions réellement nouveaux

Dans cette conclusion, le bilan du Plan Avenir Lourdes (PAL) est fortement remis en question. Sur les 97 millions d’euros annoncés, une grande partie correspondrait en réalité à des projets déjà prévus ou déjà financés avant le plan, soit environ 57 millions d’euros. À cela s’ajoutent près de 30 millions d’euros d’actions qui n’ont jamais été réalisées.

Retrouvez l’intégralité des vidéos en cliquant sur le lien : https://studio.youtube.com/channel/UCiFIyj-ClHY4Z7TnB98Csqw/videos/upload?filter=%5B%5D&sort=%7B%22columnType%22%3A%22date%22%2C%22sortOrder%22%3A%22DESCENDING%22%7D

J.P.C.