Ce dimanche 26 avril a eu lieu la Journée d’Hommage aux Déportés Internés et Résistants Patriotes.
Elle a débuté à 9h15, rue des Martyrs de la Déportation où se trouve la plaque commémorative, en présence du Maire Thierry LAVIT et des élus, de la Présidente locale et départementale des Déportés Carmen FONTAINE, de Président(e)s d’associations patriotiques et de Porte-drapeaux. Un dépôt de gerbe a été effectué par la Présidente et le Maire, suivi de la Minute de silence, ensuite tous ont entonné l’Hymne National avec ferveur.
Puis à 10h, aux Monument aux Morts a eu lieu la cérémonie officielle présidée par la Sous-préfète de l’arrondissement d’Argelès-Gazost Aurore FRANCIUS SMITH, en présence du Maire Thierry LAVIT, du Maire-adjoint Jean-Michel LABADY, du Conseiller municipal aux Anciens Combattants Jean-Georges CRABARIE, des élus municipaux, de la Conseillère départementale de Lourdes 2 Marie PLANE, des Président(e)s des Associations patriotiques et de leur Porte-drapeau, des représentants de la Police nationale, de la Gendarmerie, des Forces armées.
Cette cérémonie a débuté par la lecture du Message commun des associations de déportés par la Sous-préfète, suivie de la diffusion du très beau «Chant des Marais». Ensuite 3 gerbes ont été déposées, suivies de la Sonnerie aux morts, de la Minute de silence et d’une vibrante Marseillaise.
Puis les Autorités ont salué les Porte-drapeaux, les Président(e)s des Associations patriotiques, les forces de sécurité et les élu(e)s, mettant ainsi fin à cette cérémonie fort émouvante qui rend hommage aux déportés de France dans les camps de concentration ou d’extermination nazis au cours de la Seconde Guerre mondiale (plus de 150 000 personnes dont des victimes de mesures de répression – principalement des politiques et des résistants – et des mesures de persécution – près de 75 000 juifs et tziganes – ; au total, plus de 100 000 déportés partis de France disparaissent. Avec la libération des camps en avril 1945, puis le retour des premiers survivants, le monde entier mesure l’ampleur de la Déportation et de son horreur)
Sous le diaporama-photos le Message commun des associations de déportés.
Annie MURATORE
Journée nationale du Souvenir des Victimes et des Héros de la Déportation, Dimanche 26 avril 2026
Loi n° 54-415 du 14 avril 1954
« Le dernier dimanche d’avril, notre nation est appelée à rendre hommage aux victimes et héros de la déportation disparus dans les camps de concentration et les centres d’extermination nazis. La mort par le gaz, le travail forcé, la faim, la soif, les sévices de toutes sortes : tel était le traitement infligé à tous ceux que les nazis considéraient comme des ennemis du Reich en raison de leur engagement dans la Résistance, de leurs choix politiques, de leurs convictions religieuses, de leur mode de vie, ou même sans raison particulière pour toutes les victimes des rafles.
Lorsque les armées alliées entrèrent dans les camps, elles ont été confrontées à l’horreur de l’enfer concentrationnaire. Parmi les milliers de cadavres qui jonchaient le sol, des survivants erraient parmi les décombres, regards vides, corps décharnés : des enfants, des femmes et des hommes dont l’identité avait été retirée pour mieux les avilir. Il s’agissait d’une entreprise systématique de déshumanisation poussée à l’extrême jusqu’à la pratique d’expériences pseudo-médicales par des médecins nazis sans aucun scrupule.
Malgré l’avancée des forces alliées sur tous les fronts, le IIIe Reich n’a pas renoncé à son dessein mortifère. Il ordonne l’évacuation des survivants des camps qui se transforme en d’impitoyables Marches de la Mort.
Les déportés qui sont revenus de cet enfer, ont vécu un retour difficile à la vie et à la liberté. Mais, fidèles aux serments prêtés à leurs camarades disparus, les survivants ont, malgré leurs propres traumatismes ou la difficulté d’être crus, pris le chemin courageux du témoignage.
Au moment où les derniers déportés nous quittent, la remémoration de leurs engagements et de leurs sacrifices doit continuer d’être un rempart contre l’ignorance, l’oppression et l’antisémitisme.
Aujourd’hui se jouent de nouveaux équilibres mondiaux dans des rapports de force anxiogènes, et le combat des déportés, attachés au respect du droit international porté par le tribunal de Nuremberg, ne doit pas rester vain.
La mémoire de la déportation s’inscrit dans le patrimoine immatériel de l’humanité en ce qu’elle a de plus sombre, aussi sa transmission se veut-elle un acte de confiance à l’égard des jeunes générations dont la conscience et la responsabilité doivent permettre de garantir les valeurs civilisatrices de paix, de liberté, de dignité pour tous. »
Ce message a été rédigé conjointement par
La Fédération Nationale des Déportés et Internés, Résistants et Patriotes (FNDIRP),
La Fondation pour la Mémoire de la Déportation (FMD),
L’Union Nationale des Associations de Déportés et Internés de la Résistance et Familles (UNADIF – FNDIR)
