Bizarrement, Patrick Lefort affirmait déjà en 2021 que la ville de Lourdes était sortie du réseau d’alerte de la Direction générale des finances publiques (DGFIP). Une déclaration faite lors de la présentation des comptes 2020… et rapportée à l’époque par La Dépêche / La Nouvelle République sous la plume de Mme Delphine Pereira.
Or, dans un communiqué diffusé en pleine campagne municipale, l’adjoint aux finances affirme aujourd’hui exactement l’inverse.
En 2026 : une sortie du réseau d’alerte attribuée au mandat actuel
Dans son communiqué, Patrick Lefort écrit :
« La Direction générale des finances publiques a sorti officiellement la ville de Lourdes de ce réseau d’alerte en 2024 (inscrite sous l’ancienne mandature). »
Autrement dit, selon lui, la ville aurait été inscrite dans ce dispositif sous le mandat précédent et n’en serait sortie qu’en 2024 grâce à la gestion actuelle.
En 2021 : il affirmait déjà que Lourdes en était sortie
Pourtant, dans un article publié en 2021 lors de la présentation du budget et des comptes 2020, Patrick Lefort déclarait :
« L’endettement est de 28 millions d’euros, soit une dette par habitant de l’ordre de 2 150 euros. Nous avons une capacité d’autofinancement limitée de 440 000 euros mais nous sommes sortis du réseau d’alerte de la DGFIP. »
Ces propos sont clairs : selon Patrick Lefort lui-même, la ville était déjà sortie du réseau d’alerte dès 2020.
Une autre divergence sur la dette
Dans ce même article de 2021, Patrick Lefort évoquait également :
- 28 millions d’euros de dette,
- soit environ 2 150 € par habitant.
Des chiffres qui diffèrent sensiblement de ceux aujourd’hui avancés dans les échanges politiques autour de la situation financière héritée de l’ancienne municipalité.
Une épargne nette déjà positive
L’article mentionne également une capacité d’autofinancement de 440 000 euros, ce qui signifie que la ville dégageait déjà une épargne nette positive, même si celle-ci restait modeste.
À la lumière de ces éléments, les déclarations de Patrick Lefort rapportées en 2021 viennent finalement donner un éclairage particulier aux propos de Josette Bourdeu dans ce débat.
Car si, comme il l’affirmait lui-même à l’époque, la ville de Lourdes était déjà sortie du réseau d’alerte de la DGFIP à la lecture des comptes 2020, cela signifie que la situation financière héritée de la précédente mandature ne correspond pas au tableau aujourd’hui présenté.
En 2019 et 2020 l’Epargne nette de la ville de Lourdes était positive.
À deux jours des élections municipales, cette contradiction est loin d’être anodine. Elle vient, en tout cas, conforter plusieurs des éléments avancés par Josette Bourdeu dans ses prises de parole récentes sur la situation financière de la ville.
Dans un débat aussi important pour l’avenir de Lourdes, les Lourdaises et les Lourdais méritent des explications claires et des chiffres cohérents.
J.P.C


