Bilan des moyens engagés dans la gestion de la dermatose nodulaire contagieuse par l’État dans le département des Hautes-Pyrénées

Communiqué de la Préfecture : « Quatre mois après la découverte de l’unique foyer de dermatose nodulaire contagieuse dans le département des Hautes-Pyrénées, qui avait conduit à l’abattage de 19 bovins, les dernières opérations de nettoyage, conduites avec efficacité par les gestionnaires de voirie, ont permis de retirer les derniers dépôts de déchets pour la grande majorité d’origine agricole.

Des organisations professionnelles agricoles ont pu, sur certains points du territoire, participer ponctuellement à ces opérations ; cet engagement n’occulte pas le coût du traitement des déchets déversés sur la voirie et la responsabilité de ceux qui les ont déversés.

Des échanges sont en cours entre l’État et les gestionnaires de voirie sur les modalités d’indemnisation du coût des prestations externes, notamment en ce qui concerne le traitement de déchets.

Dans ce contexte, il ne paraît pas inutile de rappeler les moyens engagés par l’État, aux côtés des collectivités et au profit de la profession agricole, tout au long de cet épisode.

1. COÛT GLOBAL DES OPÉRATIONS ENGAGÉES

Depuis le début de la crise, la mobilisation collective, réunissant les services de l’État, les collectivités territoriales, les acteurs du monde agricole et les professionnels concernés, a permis de déployer des mesures adaptées et proportionnées à la situation sanitaire, tout en essayant au plus fort de la crise en décembre 2025 de rétablir les accès à l’autoroute et une relative fluidité dans les vallées pendant les congés de fin d’année.

Au total, ce sont près de 3,2 M€ de dépenses engagées par l’État dans les Hautes-Pyrénées afin de contenir la maladie et d’en limiter les effets économiques et sanitaires. 

Elles sont réparties selon les catégories suivantes :

-Frais d’analyses des suspicions de foyers pour 23 k€ ;

-Fonds d’urgence DNC et indemnisations diverses pour 1,727 M€ ;

-Frais associés aux opérations de vaccination pour 1,238 M€ ;

-Acquisition des doses vaccinales pour 131 k€ ;

-Enlèvement des déchets sur le domaine public de l’État (RN21 et cité administrative Reffye à Tarbes) pour 130 k€.

Cette réponse rapide et coordonnée a permis de protéger la quasi-totalité du cheptel bovin haut-pyrénéen (plus de 89 900 animaux) et de préserver la filière. 

Les opérations de vaccination des veaux vont continuer, elles seront prises en charge par l’État.

.2. LA SITUATION DNC DANS LES HAUTES-PYRÉNÉES ET DANS LA ZONE SUD-OUEST

La situation sanitaire est stabilisée. Aucun nouveau foyer n’a été déclaré en France depuis le 2 janvier 2026 et en Espagne depuis le 28 janvier 2026 (province de Huesca). Ce dernier foyer avait conduit à la mise en place d’une zone réglementée touchant 26 communes des Hautes-Pyrénées qui se trouvent en zone de surveillance depuis le 28 janvier 2026. Le reste du département est en zone vaccinale de type II : zone de vaccination obligatoire au sein de laquelle des foyers ont été détectés (ancienne zone réglementée durant la crise).Le reste de la zone sud-ouest est en zone vaccinale de type I : zone de vaccination préventive obligatoire au sein de laquelle aucun foyer n’a été détecté.

Les mouvements des animaux valablement vaccinés sont libres (pour les animaux vaccinés depuis plus de 28 jours ou couverts par l’immunité maternelle au sein d’une même zone). 

L’entrée d’animaux en provenance de zone indemne dans une zone vaccinale est autorisée à condition de vacciner les animaux à l’arrivée.

Les mouvements d’animaux pour l’élevage entre les zones de statuts différents sont soumis à autorisation avec visite vétérinaire et laissez-passer sanitaire.

Depuis le 10 avril 2026, toutes les communes de la zone sont éligibles à l’exportation vers l’Espagne et l’Italie à l’exception des 26 communes de la zone de surveillance.

La vigilance reste de mise afin de consolider les résultats obtenus et prévenir toute résurgence de la maladie. »